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Le forgeron du destin : dernier tome de la série Dreamwalkers d’Alain Lafond

Entrevue par , disponible sur www.quebecspot.com

« Si l’idée de la série Dreamwalkers est née à la suite de rêves récurrents, Alain Lafond ne se doutait pas que l’aventure l’amènerait à plus de 1800 pages! Pourtant, avec le recul, tout se tient et chacune de ces pages permet de comprendre l’histoire dans son ensemble. C’est avec un plaisir non dissimulé que l’auteur m’a fait part de son processus d’écriture et de sa satisfaction d’être allé au bout de ses rêves!

Quand Alain Lafond a choisi de se lancer dans l’écriture du premier tome de Dreamwalkers, intituléLes voyageurs de la nuit, il ne se doutait pas de ce qui l’attendait. « Je pensais écrire un livre de 200 pages environ », avoue-t-il. « Mais au fur et à mesure, je suis devenu l’esclave de Samuel Swartz, mon personnage principal. En fait, une fois le premier tome terminé, j’ai réalisé que mes personnages me hantaient, ils m’empêchaient de dormir littéralement. Ils m’empêchaient même d’écrire autre chose », dit en riant Alain Lafond. « Alors je me suis dit que je n’avais pas de choix et que je devais finir ce que j’avais commencé ». Aujourd’hui, l’auteur a l’impression que ses personnages sont satisfaits. Mais il faut dire que cette histoire hante depuis longtemps Alain Lafond. « J’ai rêvé à certains des personnages pendant de très nombreuses années. Ça a commencé à 7 ans environ, puis je les ai revus à 15 ans et à 25 ans. J’avais l’étrange impression qu’ils vieillissaient avec moi. Après toutes ces années, je me suis dit que je devais mettre mes rêves en mots. Et cela a donné Dreamwalkers ».

La série Dreamwalkers, un mot presque intraduisible en français sans en perdre la poésie, c’est aussi le saut d’Alain Lafond dans le suspense fantastique. « C’est un genre littéraire difficile à maîtriser », explique l’auteur. « Il est aussi mal aimé parce que mal exploité, notamment au Québec. Évidemment, on connaît de grands noms comme Stephen King ou Arthur C. Clarke. Et comme personnellement, c’est ce que je préfère lire, je me suis naturellement dirigé vers ce type de roman ». Mais il faut avouer qu’Alain Lafond a une chance extraordinaire… il n’a jamais le syndrome de la page blanche! « Jamais je n’ai ressenti ça. Je m’assois devant une page et j’écris. Pour moi, c’est un moyen d’évacuer la pression et c’est euphorisant, comme si j’allais faire du sport ».

Mais au-delà des endorphines, l’écriture d’une série a demandé à l’auteur beaucoup de travail pour maintenir la cohérence. « C’était essentiel pour moi de boucler les boucles et de fermer toutes les portes que j’avais ouvertes. Or, sur plus de 1800 pages, cela demande un certain travail. Mais je suis chanceux, car j’ai une bonne mémoire et je vois l’histoire comme un film qui se déroule dans ma tête. Cela a fait en sorte qu’au final, j’ai eu peu de réécriture à faire pour m’assurer du déroulement. Et puis je me suis dit que je pouvais faire confiance à mes personnages à ce niveau-là ». Tout un pari… mais réussi!

Aujourd’hui, Alain Lafond est fier de son œuvre. « Et je suis heureux de voir que les gens l’apprécient eux aussi. Je connais des personnes qui ont lu les trois tomes et qui ont adoré la série… même si le genre fantastique n’était pas ce qu’ils préféraient au départ. Ça, c’est une belle victoire pour moi ». Cette réussite convainc également Alain Lafond qu’il a bien fait de se lancer dans l’édition. « C’est toute une aventure, mais je ne pense pas qu’il aurait été facile de faire publier des livres de plus de 600 pages dans une maison d’édition classique. Par ailleurs, j’ai appris beaucoup en menant l’ensemble du processus. Je suis convaincu que c’était une bonne décision ».

Si Alain Lafond n’est actuellement pas en écriture, il ne doute absolument pas du fait qu’il y reviendra sous peu. « Je crois que je n’aurai pas assez de temps sur cette terre pour mener tous mes projets d’écriture ». En attendant, pour découvrir la série Dreamwalkers, rendez-vous au www.editions-onirium.com/publications

Entrevue réalisée par : Christelle Lison
Lien: quebecspot.com
Crédit image couverture : Maria Salvati

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